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La crise sanitaire coronavirus a donné un sacré coup, tel un couperet, à l’économie mondiale. Scénario inimaginable, imprévisible mais inévitable du fait de l’homme ou de la nature, l’avenir nous le dira. En tout cas, à l’impossible, nul n’est tenu.

« L’infiniment petit et invisible à l’œil nu » a donc installé un régime d’exception dans tous les pays du monde où les grandes puissances ainsi que les économies en voie de développement mettent en place une batterie de mesures d’ordre social, fiscal, financier et économique afin d’amoindrir les chocs inévitables du jour d’après.

Au Sénégal, Monsieur le Président de la République, à travers la prise de mesures exceptionnelles relatives à la mise en place du Programme de Résilience Economique et Sociale qui, loin d’être une pâle copie de ce qui se fait ailleurs, a tant bien que mal tenté d’apporter des réponses concrètes à cette situation inédite qui risque de remettre en cause sans aucun doute cet élan de croissance qu’avait pris notre économie.

Au-delà, il y a lieu de souligner que notre écosystème économique est caractérisé par un secteur informel qui en est presque le poumon et il serait fort appréciable que le Président de la République donne enfin sa véritable place « au génie créateur » de celui-ci, à travers plusieurs initiatives en réponse à la pandémie après la mise en place de la loi sur les Start up et la Direction de l’Entreprenariat Rapide – DER.

Il est nécessaire plus que jamais de repenser les systèmes financiers africains pour garantir des ressources stables et cohérentes pour nos économies en encourageant l’intégration des Banques Centrales mais aussi l’épargne à l’échelle nationale et sous régionale.

La crise actuelle devrait être une grosse opportunité pour les systèmes financiers africains d’écrire leur propre histoire en refusant de tirer artificiellement profit de la multiplication des planches à billet à travers le monde. Les différentes Banques Centrales Occidentales n’hésitent pas à imprimer des centaines voire des milliers de milliards de liquidités sous prétexte de soutenir le choc économique accentué par la pandémie Covid-19.Nos banques centrales intégrées devraient avoir une politique monétaire souveraine.

Le bouleversement de nos tissus économiques devrait alerter à repenser les modèles économiques africains vers l’industrialisation. En effet, on n’a pas besoin d’être un grand économiste pour comprendre que le secteur industriel a plus d’atouts à remonter la pente que les autres secteurs.

L’Afrique devrait être l’un des pionniers de la prochaine Renaissance d’après Covid-19, en jetant les bases d’une prise en main d’un avenir dont l’évolution dépendrait le moins possible des  puissances étrangères. En effet, « Un pays ne peut réussir à survivre s’il ne suscite pas suffisamment de désir de s’y prendre en main ». Et, c’est cela le gros challenge des dirigeants africains qui doivent désormais refuser le confinement dans le sous-développement dès après le déconfinement sanitaire.

Cette crise sanitaire installée par « l’infiniment petit et invisible à l’œil nu », doit nous permettre de démontrer nos capacités à nous adapter, à réfléchir et à mettre en place des solutions nous permettant plus que jamais de nous reprendre. 

Et plusieurs raisons d’espérer sont palpables et tiennent principalement à un triptyque : sanitaire et recherche scientifique, agroalimentaire et, digital et technologique sur lequel nous reviendrons largement. 

Après les leçons de crise, il y a donc véritablement des raisons d’espérer, mais pour autant, commençons par nous adapter car « nous devons être prêts à abandonner la vie que nous avons planifiée et à vivre celle qui nous attend » comme le faisait remarquer fort justement Joseph CAMPBELL.

Bonne lecture !

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